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L’enfant pétrifié

Avatar Tomie (fond violet)
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Auteur : Valérie Lys
Editeur : Palémon Editions
Date de sortie : mars 2017
Nombre de pages : 220
Format : Poche
ISBN : 978-2372600774
Statut : Tome 5

« J’avais devant moi un vieillard heureux. Le rire était devenu une denrée rare dans notre société et pourtant, depuis que nous discutions ensemble, le vieil homme avait ri plusieurs fois. »

Synopsis :

Jimmy Quévélé, vendeur d’objets d’art à Quimper, est assassiné quelques jours avant une exposition d’art malgache dans la capitale cornouaillaise.

Habitué des enquêtes bretonnes, le commissaire Velcro va découvrir Quimper et son impressionnante cathédrale. Mais il va aussi dénouer le fils d’une intrigue opposant ambition occidentale et culture ancestrale et mêlant amour, amitié et vengeance.

L’avis de Tomie :

Velcro, commissaire parisien, est envoyé à Quimper sur les ordres de son supérieur, le divisionnaire Lefèvre, pour tenter non seulement de résoudre le meurtre de Jimmy Quévélé, un vendeur d’objet d’art, mais aussi de retrouver Quentin Hennéque, un militaire en poste à Madagascar qui a mal tourné et qui en plus de faire du trafic d’objets d’art avec des personnes comme Jimmy, pourrait être impliqué dans des projets bien plus importants qui mettrait la stabilité du pays et de ses relations avec le reste du monde en danger. L’enquête prend une toute autre tournure lorsque Quentin Hennéque est tué à son tour, de la même manière que l’a été Jimmy Quévélé.

Tout d’abord merci à Masse Critique et aux éditions Palémon pour ce partenariat. J’avais découvert avec plaisir cet éditeur et cette collection lors d’un précédent partenariat et ce fut avec entrain que j’entamais la lecture de L’enfant pétrifié. Mais si Hugo Buan m’a donné envie d’en lire davantage sur son commissaire Workan, Valérie Lys est loin de m’avoir convaincue avec son commissaire Velcro.

Il ne s’agit pas réellement d’un problème de rythme. Contrairement à ce que l’on pourrait croire il se passe beaucoup de choses à Quimper. Une exposition sur l’art malgache présentant le corps d’un nouveau né conservé selon les coutumes de ce peuple, deux meurtres commis avec le même procédé peu commun, un militaire soupçonné d’être lié à un énorme trafique, des histoires sentimentales et familiales qui s’entremêlent, … Valérie Lys nous dévoile tout ceci au fur et à mesure, relançant chaque fois l’intérêt du lecteur pour cette histoire. Et pourtant je n’ai définitivement pas accroché avec son récit. Ce qui me gêne dans tout ça c’est la passivité du commissaire Velcro. Je ne lui demande pas de courir partout, de tirer sur tout et tout le monde. Mais tout au long de ma lecture j’ai vraiment l’impression qu’il se laissait porter par les évènements. Son enquête avance non pas parce qu’il fait des recherches mais grâce au hasard de ses rencontres avec les différents protagonistes qui peuplent la ville. D’accord cela ne l’empêche pas de réfléchir au final ni de recouper les informations mais toute cette partie nous ne la voyons pas, ce qui m’a vraiment donné l’impression que Velcro se laissait littéralement porter par le vent. Aurait-il réellement compris le fin mot de l’histoire si le hasard ne l’avait pas mis sur le chemin de Alex et William ? Je ne parierai pas là-dessus. Au final j’éprouve un sentiment de facilité qui ne me plait pas, comme si tout lui arrivait sur un plateau d’argent.

L’autre gros point négatif pour moi se situe dans le parti pris de l’auteur. Qu’elle s’égare sur cet éternel débat entre art moderne contre art classique, je veux bien le lui concéder étant donné que tout tourne autour d’une histoire d’exposition artistique. C’est logique, même si c’est franchement rasoir. J’adore l’art, j’ai même un diplôme supérieur dans ce domaine. Mais Merlin que je me fous de savoir que l’auteur aime et défend farouchement l’art moderne, comme lorsqu’un artiste empile et soude différent matériaux pour en faire une œuvre. Personnellement je n’aime pas ça et je me suis sentie non pas agressée mais presque jugée parce que je faisais partie de ceux qui préfèrent et défendent « le classique ». Comme si l’auteur voulait absolument me convaincre. C’est franchement dommage parce qu’à côté de ça tout ce qu’elle nous raconte sur l’art et les coutumes malgaches est vraiment très intéressant. On sent qu’il y a quelques recherches derrière ses propos, qu’elle a pris le temps de ce renseigner (ou peut-être est-ce une passion personnelle ?).

En revanche il y a une chose que je ne comprends pas. Que vient faire cette histoire d’attentat dans tout ça ? Cela n’apporte rien au récit et cela n’a pas d’incidence sur les protagonistes (certains sont bien sûr inquiet à l’idée que le terrorisme parvienne jusqu’à eux mais cela s’arrête là). Au final, exactement comme pour l’art, cet attentat survenu à Paris n’est qu’un prétexte pour permettre à l’auteur de se lancer dans un débat sur le terrorisme en obligeant Velcro à une véritable introspection intérieure. Je suis navrée Mme Lys, mais en ce qui me concerne vos propos sur le terrorisme n’ont rien à faire dans ce livre.

Que reste-t-il donc à L’enfant pétrifié ? Une enquête qui avance doucement et qui est presque trop facilement résolue au détour de rencontres hasardeuses, des protagonistes qui non seulement semblent tous jouer un double jeu mais ont aussi parfois bien plus en commun qu’on ne le soupçonnerait. Des péripéties qui arrivent à temps mais qui ne suffisent pas, en ce qui me concerne, à contrebalancer le pacifisme du personnage principal. Des débats stériles qui me font soupirer mais un choc des cultures tout à fait captivant. C’est dommage parce qu’il y avait vraiment du bon dans ce roman. Malheureusement en le refermant les points positifs ne sont pas ce qui m’est le plus resté en mémoire, bien au contraire.

Note : 3/10

L’héritage de Jack l’Éventreur

lheritage-de-jack-leventreur*Avatar Tomie (fond violet)
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Auteur : Hugo Buan
Editeur : Palémon Editions
Date de sortie : 22 Septembre 2016
Nombre de pages : 296
Format : Poche
ISBN : 978-2372600491
Statut : Tome 8

« A ce moment de notre conversation, je dois préciser que je ne suis pas homophobe. Je suis moi-même homosexuel … mais seulement le dimanche. C’est jour de rugby. »

Synopsis :

– Commissaire Workan ? s’enquit la voix féminine au téléphone.
– C’est moi. Que voulez-vous ? dit-il sur la défensive.
– J’aimerais vous rencontrer. Je suis une vieille dame et je me déplace difficilement. Pourriez-vous venir me rendre visite à la pointe du Décollé ?
– La pointe du Décollé à Saint-Lunaire ?
– C’est cela. Si ça ne vous dérange pas.
– Bien sûr que si, ça me dérange ! Si vous avez des révélations à faire, appelez la gendarmerie locale !
– Il n’y a que vous qui allez comprendre ce que j’ai à vous dire.
– Vous me surestimez, Madame… Allez-y !
– Pas au téléphone. Il faut que je… que je vous montre.
– Quoi ?
Ce qu’il s’apprête à découvrir dépassera sa raison. Mrs Drummond, la vieille Anglaise, ne l’épargnera pas. Workan se voit plonger dans son propre passé… sous les griffes et le couteau de Jack l’Éventreur.

L’avis de Tomie :

Suite à un appel particulièrement insistant d’une certaine Mrs Drummond, le commissaire Workan se retrouve un soir à partager un whisky avec cette septuagénaire. La vieille dame prétend pouvoir l’aider concernant une série de meurtres non élucidés ayant au lieu dans le 15e arrondissement de Paris quelques années auparavant. Si l’on en croit Mrs Drummond ces meurtres seraient liés non seulement à l’assassinat de la mère du commissaire elle-même, mais aussi au plus grand meurtrier que le Londres du XIXe siècle ait connu : Jack l’Éventreur.

Comme beaucoup je suis passionnée par l’histoire de Jack l’Éventreur, donc merci à Masse Critique et aux éditions Palémon pour ce partenariat !

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