Le Pensionnat de Mlle Géraldine : Etiquette et Espionnage

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Auteur : Gail Carriger
Editeur : Orbit
Date de sortie : 12/03/2014
Nombres de pages : 368
Format : Broché
ISBN : 978-2360510764
Statut : Tome 1/4 (en cours)

« Rappelez-vous bien cela, Mademoiselle Temminnick : une dame ne tire jamais la première. Elle pose des questions, puis elle tire. »

Synopsis:

C’est une chose que d’apprendre à faire une révérence comme il faut. C’en est une autre que d’apprendre à faire une révérence en lançant un couteau. Bienvenue au Pensionnat de Melle Géraldine. Angleterre, début du XIXe siècle. Sophronia, 14 ans, est un défi permanent pour sa pauvre môman : elle préfère démonter les horloges et grimper aux arbres qu’apprendre les bonnes manières ! Mrs Temminnick désespère que sa fille devienne jamais une parfaite lady, aussi inscrit-elle Sophronia au Pensionnat de Melle Géraldine pour le Perfectionnement des Jeunes Dames de Qualité. Mais Sophronia comprend très vite que cette école n’est peut-être pas exactement ce que sa mère avait en tête. Certes, les jeunes filles y apprennent l’art de la danse, celui de se vêtir et l’étiquette ; mais elles apprennent aussi à donner la mort, l’art de la diversion, et l’espionnage, le tout de la manière la plus civilisée possible, bien sûr. Cette première année au pensionnat s’annonce tout simplement passionnante. Situé dans le même univers que la série du Protectorat de l’ombrelle mais 25 ans plus tôt, on retrouve dans Étiquette et Espionnage le sens de l’aventure et l’humour décapant de Gail Carriger.

L’Avis de Kero :

Après avoir lu les deux premiers tomes du Protectorat de l’Ombrelle de Gail Carriger, j’avais envie de découvrir aussi son autre série et c’est comme cela que je tombais sur ce petit bijou qu’est Le Pensionnat de Mlle Géraldine, tome 1: Etiquette et Espionnage. C’est une histoire très plaisante qui se situe 25 ans avant les aventures d’Alexia Tarabotti.

Gail Carriger a un don merveilleux pour nous transporter dans un univers steampunk riche et fantastique peuplé d’automates, de créatures surnaturelles, de mécanimaux etc. Elle a une plume très fluide et dans ce 1er tome, elle pose les jalons pour la suite. Elle reprend des personnages de son autre série mais là on les croise durant leur jeunesse. Ce qui fait son succès, c’est les touches d’humour disséminées un peu partout et une intrigue bien menée tout du long. Cependant, comparé au Protectorat de l’Ombrelle je le trouve bien moins complexe et les personnages secondaires sont un peu trop en retrait et manquent un peu de profondeur. Toutefois, Gail Carriger reprend tous les éléments qui ont fait le charme du Protectorat de l’Ombrelle soit l’époque victorienne, les êtres surnaturels, le style vestimentaire de l’époque et surtout les exigences bien particulières de l’étiquette anglaise du XIXé siècle. Cependant, une chose que je reproche et que je ne comprends pas c’est l’abandon de son style d’écriture bien particulier avec son langage assez soutenu et les petites remarques malicieuses. Je trouve que le livre perd en élégance et on s’égare par moment. Je sais que c’est un livre jeunesse et qu’il doit être accessible à tous, mais je trouve cela vraiment dommage qu’elle ait abandonné ce style qui faisait la richesse du Protectorat de l’Ombrelle. Après Etiquette et Espionnage reste un très bon livre plaisant à lire, et c’est quand même une petite réussite car on est entraîné dans un univers très bien décrit avec une intrigue très prenante.

Une chose qui fait vraiment la réussite des romans de Gail Carriger c’est ses personnages principaux atypiques et hauts en couleurs. L’héroïne  est une jeune adolescente anglaise de 14 ans se prénommant Sophronia Temminnick dont les mauvaises manières exaspèrent sa mère qui décide de l’envoyer dans le pensionnat de Melle Géraldine. En effet, Sophronia est une jeune fille qui ne sait pas se comporter comme une vraie lady, c’est un garçon manqué très indiscipliné. Elle est incapable de bien se tenir, elle préfère courir, grimper aux arbres ou ans les montes charges plutôt que d’apprendre les bonnes manières. Par ailleurs, elle ne sait pas faire une révérence correctement et le comble de tout pour une jeune fille, Sophronia est intelligente, et elle est très sarcastique et ironique dan ses propos. Tout d’abords, réfractaire à l’idée d’aller dans un pensionnat pour jeune lady, Sophronia comprendra très vite que c’est un endroit inhabituel avec des professeurs surnaturels qui leur enseigneront bien d’autres choses que l’étiquette.

Concernant les autres personnages, ils sont attachants mais pas assez développés à mon goût. Peut-être qu’on en apprendra plus sur eux par la suite. Dés le début, nous découvrons Dimity et Pillover (ils sont frères er soeurs) et Dimity va devenir très vitre la meilleure amie de Sophronia. C’est grâce à Dimity que Sophronia découvrira les rouages du pensionnat, en effet Dimity est issu d’une famille aristocratique maître dans l’art de l’assassinat et des poisons. Alors que Dimity intégrera le pensionnat de Melle Géraldine, son frère intégrera l’école pour garçons des futurs génies du mal, les 2 écoles sont associées.

Toutefois, même si Sophronia se fait des amies, elle a aussi une ennemie dés le début en la personne de Monique de Pelouse. C’est une élève de dernière année qui est chargée de récupérer et d’acheminer un prototype top secret lors de son examen final tout cela devant se faire lors du recrutement des élèves qu’elle doit emmener au pensionnat. C’est ainsi que Sophronia fait sa connaissance car c’est lors de son recrutement qu’à lieu le vol du prototype par une bande de bandit des airs. A cause de cet échec, Monique va être rétrogradé en 1er année et elle se retrouvera dans le même dortoir que Sophronia, elles se voueront mutuellement une haine viscérale.

En-dehors de Sophronia, Vieve Lefoux et Savon sont les deux personnages que j’ai vraiment adoré, surtout Vieve avec son côté espiègle. Après une chose que je pourrais reprocher au traitement des personnages secondaires, c’est qu’ils manquent de relief et ils sont un peu terne et j’aurai bien aimé que leurs caractères soient plus développé, mais ils ont quand même une histoire intéressante.

Dans ce 1er tome on découvre le pensionnat, son fonctionnement et surtout ses pensionnaires et leurs professeurs. Le pensionnat de Melle Géraldine n’est pas une bâtisse comme les autres, elle est toujours en mouvement et elle vole très haut dans le ciel. Les élèves apprennent les bonnes manières pour être des ladies accomplies mais elles apprennent aussi l’art de l’assassinat, l’art de manier des armes et des poisons, la manipulation mais aussi la manière de s’évanouir avec élégance et toujours au bon moment. En fait, elles apprennent à être des futures espionnes. A côté de la vie dans le pensionnat, Sophronia va mené une enquête et mettre à profit ses cours d’espionnage pour découvrir où Monique a caché le prototype. Tout est bien ficelé et chaque événement est amené avec beaucoup de justesse et Sophronia se retrouve souvent dans des situations rocambolesques. Le seul petit reproche que je pourrais faire c’est que l’intrigue même si elle est bien ficelée, elle ne va pas assez en profondeur et on a l’impression qu’elle n’est pas assez développée. En fait tout dans ce 1er tome nous donne la sensation que c’est inachevée, le style de Gail Carriger qui a fait son succés avec le Protectorat de l’Ombrelle est juste survolé,  on a l’impression qu’elle ne l’a utilisé qu’en surface sans aller jusqu’au bout des choses. Par ailleurs, les rapports entre les personnages n’ont rien de transcendants, tout cela est juste utile à l’histoire. Tout est simplifié pour être accessible au lectorat jeunesse.

En conclusion, Étiquette et Espionnage est un roman jeunesse sur tout les niveaux mais avec quand même un univers riche et intéressant. Le concept de l’école est vraiment orignal, l’univers steampunk développé par Gail Carriger est toujours aussi génial et on ne s’en lasse pas. Les péripéties s’enchaînent et donnent un rythme très soutenu à l’histoire. C’est un livre qui se lit très facilement et on passe quand même rapidement au-dessus des petits points négatifs, mais grâce à l’humour et au rythme nous avons là un très bon livre.

7/10

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