Love Letters To The Dead

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Auteur: Ava Dellaira
Editeur: Michel Lafon
Parution: 15 mai 2014
Nombres de Pages: 420
Format: Broché
ISBN: 9782749922140
Statut : Tome unique

« Et peut-être que grandir, c’est comprendre qu’on peut être autre chose qu’un personnage qui va là où l’histoire le pousse. C’est comprendre que cette histoire, on peut aussi en être l’auteur. »

Synopsis:

Tout a commencé par une lettre. Une simple rédaction demandée par un prof : écrire à un disparu. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande sœur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Si elle ne rend jamais son devoir, très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres à Amy Winehouse, Heath Ledger… À ces confidents inattendus, elle raconte sa première année de lycée, sa famille décomposée, ses nouveaux amis, son premier amour. Mais avant d’écrire à la seule disparue qui lui tient vraiment à cœur, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est vraiment passé la nuit où May est décédée.

L’avis de Kero:

Ce livre fut acheté sur un coup de tête. J’ai lu le résumé, regardé cette magnifique couverture et je passais en caisse pour l’acheter. La couverture est pleine de douceur, et son titre écrit en relief rend vraiment le tout super bien. De plus, en le feuilletant j’ai bien aimé les petits dessins au côté des noms de célébrités à qui Laurel écrit. Toutefois, mon avis va être en demi-teinte car certes ce livre fut émouvant mais on peut trouver un manque d’originalité par certain côté et surtout une incompréhension du personnage principal.

Ava Dellaira nous livre ici un roman « soi-disant épistolaire » délivrant un message sur l’adolescence, l’acceptation de soi et surtout réussir à surmonter son chagrin face à la perte d’un être cher. Je dis « soi-disant » car selon moi, ce n’est pas un roman épistolaire à cause des dialogues à l’intérieur des lettres, nous devrions être sur un style indirect plutôt que sur du direct. Après, le style d’écriture d’Ava Dellaira est bien mais sans plus, elle arrive à faire passer certaines émotions mais on n’arrive pas à s’attacher à ses personnages. Par contre, elle réussit très bien le pari de mêler des petits bouts de la vie des célébrités défuntes à la vie de Laurel, notre protagoniste. Ava Dellaira m’a donné envie de me plonger dans la poésie d’Elizabeth Bishop, de réécouter les chansons d’Amy Winehouse, et même de revoir Le Magicien d’Oz (bien que je n’ai pas besoin d’excuse pour le regarder ^^), ce fut vraiment bien qu’elle agrément son histoire de leur vraie vie. Après, je dirais que sa façon d’aborder certains sujets (quoique assez difficiles) m’ont totalement laissé de marbre parfois, je n’ai pas ressentie cette petite étincelle qui vous dit à la fin de votre lecture « ouawww il fut vraiment génial ce livre ». Je dirais juste qu’il était bien, il a ses bons et mauvais points.

De mon point de vue, le personnage principal manque parfois de profondeur. Je n’ai pas réussi à m’attacher au personnage. Laurel est une adolescente qui fait son entrée au lycée alors que sa grande sœur May est morte quelque temps auparavant. Lors de son cours d’anglais, son professeur demande à ses élèves d’écrire une lettre à un défunt et ça sera leur travail de composition. On pourrait s’attendre à ce que Laurel choisisse d’écrire à sa sœur décédé et ce n’est pas le cas, elle écrit à Kurt Cobain, son chanteur préféré à elle et sa sœur. Laurel voue un véritable culte à sa sœur May (moi-même je suis en admiration devant ma propre sœur que j’adore plus que tout donc je comprend tout à fait ^^), elle  n’arrive pas à surmonter la perte de May ce qui est compréhensible, car quand on perd un être cher on a l’impression que notre monde s’écroule et qu’on arrivera plus jamais à avancer, c’est comme si une partie de nous partait avec la personne décédée.

Cependant, ce que je reproche à l’auteur c’est de ne pas réussir à nous transporter dans son univers. On ne ressent aucune empathie pour elle ou pour ses amis, ils sont justes traités de manière subjective car on les découvre qu’à travers les yeux de Laurel. Même son petit-ami Sky n’a rien de remarquable à mes yeux., il a des problèmes familiaux, mais je trouve que tout cela n’est que traité en surface, rien n’est approfondi et c’est parfois dommage car on voudrait bien découvrir un peu plus de choses sur les personnes qui entourent Laurel. En plus, pardonnez-moi mais son histoire d’amour avec Sky c’est un peu n’importe quoi, dès le 1er regard et un baiser ce fut le GRAND AMOUR. J’ai toujours un peu de mal avec les histoires d’amour qui commence avec un coup de foudre car pour moi cela n’est pas vraiment possible !!!!!

En outre, j’ai quand même trouvé que Laurel manquait de maturité mais bon ce n’est qu’une adolescente qui doit faire face à la vie avec tout ce qu’elle a de bien et de mauvais. Toutefois, ce qui m’a un peu dérangé c’est de la voir changer de personnalité juste pour être une copie conforme de May et ainsi se faire des amis. Cependant, être cool ne veut pas forcément dire être une personne heureuse et c’est ce qu’on découvre au fur et à mesure sur la vie de May. Mais, vers la fin on voit que Laurel évolue et qu’elle devient elle-même et c’était vraiment bien de voir ce changement progressif en elle, c’est comme si elle grandissait et qu’elle laissait derrière elle tous ses démons intérieurs. Une seule chose que je trouve qui a été mal traité c’est le comportement de Laurel face à ce qu’elle a subit par le passé. C’est comme si pour elle tout était normal alors que ça ne l’est pas, c’est un peu trop survolé selon moi et Ava Dellaira n’a pas été au fond des choses.
Concernant les personnes qui gravitent autour de Laurel, ses amis Nathalie et Hannah sont déjà amies avant de connaître Laurel et elles sont très proches avec leurs, bons et mauvais côtés, j’ai eu l’impression de voir des gamines parfois à cause de leurs comportements, à l’instar de Tristan et Kristen qui apporte une profondeur au livre. Le seul bémol que je pourrais dire c’est qu’on ne ressent aucune émotion dans la lecture des personnages et de leurs liens les uns envers les autres.

Ne vous attendez pas à une oeuvre avec des rebondissements et de l’action, vous n’en trouverez pas ici. Et pourtant cela ne m’a pas dérangé, tout ce qui importe c’est le pouvoir des mots et l’effet qu’ils ont pour Laurel. A travers ses lettres, elle se libère de toutes ses émotions néfastes, de ses craintes, d’un passé trop lourd pour finalement mûrir et trouver l’amour.

Bon là vous allez vous dire que je ne fais que critiqué négativement ce livre alors pourquoi lui mettre une note de 6/10, cela est simple c’est parce que la fin fut juste surprenante, intense et pleine d’émotion, donc sortez vos mouchoirs pour la fin. Elle rattrape tous les petits défauts du livre car le final est magnifique et plein de beauté, il compense la longueur du livre.

Pour conclure, je dirais juste ceci « cher Ava Dellaira, ton livre est une ode à la vie, beau et triste à la fois. Tu traites ici de la mort d’une façon simple et légère et tu permets à ton héroïne de faire son deuil à travers ses lettres. Merci à toi pour cette histoire poétique et puissante.
Amitié, Kero »

6/10

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