Les Lutins Urbains – Tome 2

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Auteur : Renaud Marhic
Illustrateur : Godo
Editeur : Editions P’tit Louis
Date de sortie : 1 octobre 2014
Nombre de pages : 115
Format : Poche
ISBN : 978-2755623314
Statut : Tome 2

« Quant à le décrire, ce n’était pas le plus simple. Gustave hésitait : un bonhomme de neige que l’on aurait coiffé d’un entonnoir avant de le peindre en rouge, peut-être … Ou alors, le Père Noël qui se serait rasé la barbe pour ne garder qu’une drôle de moustache électrisée … »

Synopsis :

Ordinateurs en folie … smartphone ensorcelés … Quel est donc ce « virus » qui menace la Grosse Cité ? A peine remis de sa rencontre avec le Pizz’ Raptor, Gustave Flicman doit se rendre à l’évidence : un nouveau lutin menace la ville !
Comme par hasard, revoilà le professeur B. Avec son aide, le jeune policier se lance sur la piste du redoutable Bug le Gnome. Vite ! Ca sent déjà le grillé ….
Gustave parviendra-t-il à ne pas péter les plombs ? Car voilà ses cinq sœurs à l’hôpital, victimes d’une mystérieuse intoxication … Tandis que Bug le Gnome s’est introduit dans le laboratoire d’Etude et de Recherche Nucléaires de la Grosse Cité …

L’avis de Tomie :

Gaby, veilleur de nuit à la Très Grande Cathédrale depuis cinquante ans, est habitué aux nuits calmes et sans incident notable si l’on oublie les touristes qui se font enfermer ou les SDF en quête d’un endroit chaud pour dormir. Quelle surprise donc, lorsqu’il aperçoit un gamin en pyjama rouge près du grand orgue ! Malheureusement pour lui le gamin court vite, et Gaby peine à le suivre mais le retrouve finalement en haut de la charpente, semblant murmurer à l’oreille des cloches. Gaby ne se laisse pas décontenancer par son comportement mais lorsque le gamin se retourne et dévoile des sourcils broussailleux ainsi qu’une moustache, notre veilleur de nuit en reste comme deux ronds de flanc. Et lorsque le lendemain il veut informer la police de cette étrange effraction à la Très Grande Cathédrale, le jeune policier Gustave Flicman refuse de prendre sa déposition parce que les lutins ça n’existent pas. Non monsieur ! Et s’il se le répète assez fort, Gustave finira peut-être par y croire.

Tout d’abord, merci aux éditions P’tit Louis et merci à Renaud Marhic de nous avoir proposé ce partenariat, et surtout de nous avoir fait découvrir cet univers ! Je n’avais jamais croisé cette série dans ma Fnac habituelle et je n’en avais jamais entendu parler pour être honnête. Que nous réserve donc cette aventure ?

Premier conseil, n’entamez pas les Lutins Urbains avec votre regard d’adulte. Il s’agit ici d’un livre pour enfant (je dirais 7-10 ans) donc oui l’histoire est un peu simple par rapport à ce que je lis habituellement. Encore que, « simple » n’est sans doute pas le bon mot. Renaud Marhic est parti d’une idée folle, incorporer des lutins dans le monde tel que nous le connaissons. Seuls ceux qui ont gardé leur âme d’enfant et qui croient aux lutins peuvent les voir, mais les conséquences des actes de ces petits diables touchent tout le monde sans exception et provoquent de grands comme de petits drames, comme les SMS du commissaire Velu à sa femme qui passent de gentils à franchement méchants, les pannes de courant, les courts-circuits, etc. La magie existe donc dans notre monde (ou du moins dans un futur plus ou moins proche de ce que nous connaissons actuellement) mais n’a pour but que de nous divertir. Du moins nous lecteurs, parce que les habitants de la Grosse Cité ne rigolent pas tous les jours avec ces maudits lutins !

Nous suivons Gustave Flicman dans cette seconde aventure des Lutins Urbains. On ne peut pas vraiment le qualifier de héros puisqu’il subit les frasques des lutins plus qu’autre chose. Un peu niais et naïf, il nous conduit à la rencontre d’autres personnages comme le professeur B, Loligoth, le Supérieur Inconnu ou encore le Nain Jaune (NJ pour les intimes) qui ont tous, à leur façon, un grain de folie. Tout ça créer un micmac de personnages loufoques tantôt frustrant tantôt amusant qui font progresser l’histoire. Je les ai suivi sans trop me poser de questions parce que tenter de prévoir la suite de l’histoire est juste impossible. La lenteur et la mollesse de Gustave sont parfois un tantinet agaçantes. Je ne sais pas comment vous expliquer mon ressenti. C’est comme si sa passivité transpirait sur le reste de l’histoire mais aussi sur moi, me faisant perdre mon entrain à continuer ma lecture et me donnant une impression de lenteur.

L’humour est clairement l’objectif de cette série. Pas mal de jeux de mots, de situations abracadabrantesques, et de lectures à double sens (par exemple les titres des chapitres) pas toujours perceptible par les plus jeunes mais très drôle pour les plus grands. Il y a également quelques mots « compliqués » qui devront probablement être expliqués par les parents. Un regard d’adulte verra dans cette histoire simple à première vue, une satire de notre société rongé par les marques et le matérialisme, ou tout du moins qui met le doigt sur notre dépendance à l’électrique et l’électronique.

J’ai été heureuse de découvrir au fil de ma lecture différentes illustrations réalisées par Godo. Même si elles sont en noires et blancs, elles n’en restent pas moins très bien faites et adaptées aux enfants. Elles sont également utiles puisque le texte ne s’attarde pas sur les descriptions des personnages. Au moins avec les illustrations, j’ai une meilleure idée de leur représentation !

Lutins 2Lutins 4

La seule chose qui ait vraiment gêné ma lecture, ce sont les petits Psiiiiit qui parsèment le livre. Ce sont des équivalents à nos sobres « notes de l’auteur ». Ils ont pour but de faire rire le lecteur mais m’ont dérangé plus qu’autre chose. Je n’avais pas envie d’interrompre ma lecture pour lire des commentaires ou autres remarques. Mais je ne pouvais pas non plus me contenter de les ignorer puisque parfois l’auteur y expliquait en quelques lignes ce qu’il se passait dans l’histoire mais qui n’était pas présent dans la narration. Je ne suis pas fan de ce concept du « bon, le héros a fait ça mais je ne vous l’explique pas, on passe à la suite ! ». C’est comme si l’auteur n’avait pas eu envie de s’embêter à écrire ce passage pour l’inclure à l’histoire mais qu’il le considère quand même comme important. Au final c’est assez étrange. Au début je pensais que l’auteur voulait ainsi raccourcir son histoire afin que le lecteur ne se retrouve pas avec un livre trop volumineux dans les mains qui pourrait le décourager mais cette explication ne tient pas puisque le tome 3 des Lutins Urbains est bien plus épais que celui-ci. Dommage, sans ces interruptions Les Lutins Urbains reste une histoire sympathique (même si la mollesse de Gustave me gêne vraiment …).

5/10

L’Avis de Kero:

Je tiens à remercier en premier lieu les éditions P’tit Louis et surtout Renaud Marhic pour leur partenariat et leur confiance, et merci pour nous avoir permit de découvrir l’univers singulier des Lutins Urbains.

Dans ce deuxième opus des Lutins Urbains: Le dossier de Bug le Gnome, nous suivons les aventures rocambolesques du jeune policier Gustave Flicman qui suite à ses mésaventures de le tome 1, il est devenu la risée de son service car il a découvert le monde des lutins. Cependant, c’est un monde invisible aux personnes qui ne croient pas aux lutins. Ce livre est surtout destiné aux jeunes enfants âgés de moins de 12 ans même si je considère que la lecture n’est pas toujours des plus simple pour un enfant. Renaud Marhic incorpore dans son livre quelques  illustrations qui agrémentent le texte et elles sont un très bons compléments à l’histoire. Très bien faites pour un livre jeunesse, je les ai trouvé assez bien et cela nous donne une vision un peu plus nette de cet univers et surtout des personnages.

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De même Renaud Marhic incorpore des notes de bas de pages soit les fameux Psiiiiit, et c’est là que le bas blesse car à mon sens car il y en a vraiment trop. Et si on veut comprendre l’histoire, on est obligé de les lire et cela est vraiment très frustrant parce que ces annotations gâchent quelque peu le plaisir de la lecture. En effet, à force de toujours voir ces Psiiit, je me suis totalement détachée de ma lecture et je n’étais plus transportée dans l’histoire. De même, l’auteur joue sur un style humoristique et léger en incluant de façon très excessive les marques commerciales à tout bout de champs et là encore la sauce n’a pas pris. Même si c’est plus dans une optique de dénoncer notre société de consommation, je n’ai vraiment pas accroché au concept, dans le livre  le nom des grandes marques sponsorisent tout et elles sont omniprésentes.

Après nous entrons dans un univers rocambolesque où l’humour est le maître mot. Les aventure du jeune Flicman sont assez rigolotes et amusantes. L’action est assez constante et les personnages nous font découvrir la ville à force de courir partout. Les jeux de mots alambiqués sont très bien faits et elles sont la base même du récit. Après ce qui est bien, c’est que pour ceux comme moi qui n’ont pas lu le tome 1, ce deuxième opus peut se lire indépendamment du tome 1.

Les personnages sont assez drôles dans l’ensemble mais ils ne sont pas non plus remarquables ou mémorables. Gustave Flicman est un héros malgré lui qui essaye de reprendre le cours normal de sa vie suite à ses mésaventures dans le tome 1 avec le monde des lutins. Si Gustave peut voir les lutins urbains c’est grâce à sa capacité de grand rêveur et surtout parce qu’il a gardé son âme d’enfant.

Dans le début de ce tome, il essaye de se persuader que les lutins n’existent pas et que ce n’est qu’une invention de son cerveau malheureusement pour lui cela ne marche pas et il sera encore entraîné malgré dans lui dans cet univers si particulier. Il va parcourir la ville afin de déjouer les agissements de Bug le Gnome qui dérègle tous les produits électroniques et on se retrouve alors avec des situations cocasses comme le fait que le jeune Gustave se retrouve avec un rhinocéros pour l’emmener à l’abattoir. Ce qui est bien trouvé, c’est de voir que chaque lutins a sa propre spécificité et ses propres pouvoirs. Ils sont tous différents les uns des autres mais ils sont tous assez loufoques dans l’ensemble et assez rigolos. Ils donnent du peps à l’histoire. Nous avons ici, une version toute loufoque sur le Bug de l’an 2000 qui n’a jamais eu lieu finalement !!!!! Mon seul bémol est qu’on apprend peu de chose sur les autres personnages et cela est bien dommage (ou peut-être qu’il y a plus d’indication dans le tome 1).

Pour conclure, Les Lutins Urbains 2 est un bon petit livre pour la jeunesse. Malheureusement, ce n’est pas une série que je continuerai car certains points m’ont assez déçu et ennuyé. Après cela reste une histoire sympathique pour les enfants avec des bons passages rigolos et certains personnages amusants.

5/10

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