Les Larmes Rouges : Réminiscences

Les larmes rouges : Réminescences*Avatar blog

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Auteur: Georgia Caldeira
Editeur: J’Ai Lu
Date de Sortie: 19/03/2014
Nombres de Pages: 768
Format: Broché
ISBN: 978-2290070338
Satut: Tome 1

« C’est la raison qui me fait parler ainsi. Seulement la raison. Sache cependant, et je l’admets sans détour, que j’ai largement dépassé le stade de la jalousie. La jalousie ne serait qu’un euphémisme en comparaison de ce que je ressens. »

Synopsis:

Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants. Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s y méprendre avec la réalité.

L’avis de Kero:

Un beau soir alors que j’étais sur Amazon, à la recherche de nouvelles lectures, je tombais par hasard sur Les Larmes Rouges: Réminiscences tome 1 de Georgia Caldeira. Je fus tout de suite  interpellée par la sublime couverture dans un style gothique. Voir le personnage féminin habillé en blanc ressortir avec tout ces jeux de lumières sur le fond noir est juste magnifique, en plus j’avais l’impression qu’il m’appelait et me disait « achète-moi Kero, achète-moi Kero ». Bon avant de succomber et de faire la femme superficielle, je lisais quand même le résumé et les commentaires des personnes l’ayant lu pour voir si le livre allait me plaire. Le résumé m’a plu d’emblée et je passai tout de suite commande, quelques jours plus tard je le reçu dans ma boite au lettres et j’étais toute heureuse. Toutefois, je sais que je vais en décevoir plus d’un(es) car je n’ai pas adoré ce livre, je suis plutôt mitigé dessus car à mon avis il a plus de mauvais côté que de bons.

A force d’avoir lu les commentaires sur Réminiscences, je savais très bien que le livre allait m’emporter dans une certaine langueur à cause de tous les passages descriptifs et narratifs. Mais bon, je me suis dit « oh ce n’est pas grave mon petit Kero, il faut juste que l’auteur plante son décor et après ça sera génial, souviens-toi de Bazaar de Stephen King, long à démarrer mais après c’est juste une tuerie » !!!!! Oui et bien là ce ne fut pas le cas. Georgia Caldeira décrit un univers fantastique et mystérieux, toutes ses descriptions nous emmènent dans un monde fascinant où chaque détail est soigné (les architectures et paysages, les vêtements sophistiquées des vampire etc.), tout est écrit avec justesse et délicatesse. Georgia Caldeira a une plume splendide et claire, elle mélange avec brio passé et présent sans nous perdre en cours de route. Cependant, j’ai eu beaucoup de mal avec toutes ses descriptions qui donnent une certaine lenteur au roman, aucune action, aucun rebondissement avant la fin du roman à cause de tout cela ma lecture fut rude. Je sais très bien qu’il y a beaucoup de personnes qui ont adoré toutes ces phases descriptives mais franchement moi ça ne m’a pas transporté  et j’ai même fini par m’ennuyer à la moitié du livre, j’ai même sauté beaucoup de pages (honte à moi) pour voir s’il allait se passer quelque chose et surtout pour le finir. Heureusement pour moi, vers la fin il se passe un super événement et c’est pour cela que mon avis est en demi-teinte.

L’histoire se passe de nos jours, mais avec tous ces bonds dans le passé et l’attitude d’Henri ou même des autres vampires, on a plus l’impression d’être dans une fiction du XVIIIè siècle. Nous suivons l’histoire de Cordélia 19 ans, et quand débute le roman, elle tente de se suicider en voulant sauter du haut d’un pont. Elle entend des voix qui la poussent à le faire mais elle échoue et après sa tentative de suicide, son père décide de tout abandonner pour l’emmener se reposer et en même temps se rapprocher d’elle. Ils s’installent à Rougemont petit village de France où leur vie est paisible dans les débuts. Mais  Cordélia est en proie a des cauchemars de plus en plus effrayants. Et là, elle retrouve son mystérieux sauveur Henri de Maltombes, qui décide de l’aider et ne remettra jamais en doute sa santé mentale, et dès ce moment sa vie va prendre un nouveau tournant. A mon sens, Cordélia n’est pas une super héroïne, elle représente juste « mademoiselle tout le monde » dans ses réactions. Elle est ce genre de personne introverti, toujours solitaire et très timide. Elle est en proie a d’effroyable hallucination et cauchemars. Cependant, Cordélia ne m’a pas ému, ce fut plus le contraire. J’ai eu parfois des envies de meurtres face à ses réactions envers Henri (bon je dois vous avouer que je suis 100% fan de lui). Elle est souvent en colère après lui à cause de ce qu’il est, mais elle ne se remet jamais en question. J’ai toujours un problème avec ce genre de personnage égoïste. A l’inverse, Henri de Maltombes est LA REPRESENTATION du vampire selon moi, il est châtelain et il est perçu comme un original par les gens du village où il habite. Il est toujours habillé avec des habits du XVIIIé siècle. C’est un être froid et distant (j’adore ce genre de personnage) qui au fil des pages nous dévoile ses nombreuses facettes. C’est lui qui mène la danse, il peut être tour à tour manipulateur et doux, romantique et cruel, protecteur et froid. Avec Cordélia, ils forment un beau couple, même si je ne suis pas une grande fan d’elle mais bon Henri rattrape tout pour moi ˆˆ.

Les personnages secondaires sont insignifiants pour moi, on ne sait peu de choses sur eux car ils sont trop vite survolés, on n’a pas l’impression qu’ils sont raccordés à l’histoire. Cependant j’adore le monde des vampires car en exemple Ryu et sa femme forment un couple atypique. Il est totalement indifférent face à elle car il ne ressent plus d’amour. J’ai bien aimé cette vision du monde vampirique assez cruel et totalement détaché qui vit encore avec les codes du passé. Ils ne sont pas décrits comme des personnes douces mais plus comme des êtres violents cherchant leurs propres plaisirs.

Concernant l’ambiance de Réminiscences, elle est sublime, mystérieuse et fantastique.J’adore cet esprit gothique et horrifique qu’on retrouve dans ce genre de livre. Les cauchemars de Cordélia sont particulièrement bien détaillés et très palpitants, ils apportent un peu de rythme à l’ensemble. La découverte du passé des personnages à travers les cauchemars m’a bien plu, je crois que ce sont les rares moments où j’ai été transporté dans l’histoire. Pour moi, ils avaient un côté attractif.

Pour conclure, même si le tome 1 des Larmes Rouges ne m’a pas vraiment transporté, Georgia Caldeira dépeint ici un univers original où le mythe du vampire change de tout ce que l’on voit en ce moment. C’est un monde d’horreur emplit de violence et de cruauté, les mortels ne servent que de nourriture aux vampires, toutefois, cette ambiance est contrebalancé par les phases de romantisme entre Cordélia et Henri.

Ayant déjà lu Déliquescence le tome 2, je peux vous dire qu’il m’a fait une bien meilleure impression et je l’ai largement préféré à Réminiscences. Je pense que si on en supprimait quelques pages, il serait largement mieux. Par contre, ce qui est bien entre les 2 tomes c’est que l’auteur reprend là où elle s’est arrêtée. Donc oui, je vous conseille de lire les Larmes Rouges et surtout ne vous arrêtez pas au tome 1 et je pense que c’est ce que j’aurais fait si je n’avais pas eu Déliquescence sous la main. C’est une trilogie qui vaut le détour et je pense qu’elle vous plaira surtout si vous aimez ce genre de livre.

6/10

 

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