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Lettre à Hervé

Lettre à HervéAvatar Tomie (fond violet)

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Auteur : Eric Sagan
Editeur : Auto édition
Date de sortie : février 2016
Nombre de pages : 94
Format : Broché
ISBN : 978-1523350599
Statut : Tome unique

« Cette impression d’avoir quelque chose en toi d’extraordinaire, de tellement démesuré, de tellement beau qu’il te faut absolument l’exprimer. Un truc fou et merveilleux qui s’agite, qui te triture l’estomac, qui cherche dans toutes les directions, qui te donne envie de crier, de hurler, d’éclater pour le laisser sortir. Cette sensation de pouvoir changer le monde, d’exploser de bonheur, d’irradier de joie si tu parviens à l’exprimer, si tu parviens à le donner. »

Synopsis :

Ce livre a une histoire. La voici.
Il était une fois un garçon d’une vingtaine d’années. Qui tombe amoureux d’un mec. D’un mec hétéro. Rien de très original. Mais ce garçon se met en tête d’écrire une lettre. Dans cette lettre, il va raconter sa vie, son enfance, ses peurs, ses péripéties d’enfant normal, ou presque, péripéties touchantes, souvent drôles, parfois choquantes, toujours humaines.
Cette lettre il la donne à Hervé. Mais il la donnera également plus tard à ses parents, en se rendant compte qu’il n’avait jamais rien écrit de mieux pour expliquer qu’il était différent.
Des années passent. Il reçoit alors l’appel d’un inconnu : le psychologue de son père. Il apprend que son père s’était lui aussi servi de cette fameuse lettre, pour parler de son fils sur le divan. Pourquoi ce psy avait-il appelé ? Pour demander l’autorisation de faire lire cette lettre à un autre patient, dont le fils était gay, lui aussi. Pour l’aider à accepter son fils.
Cette histoire, vraie, et d’autres événements de la vie, allaient finir par convaincre l’auteur de publier cette lettre, sous forme de fiction, en préservant l’authenticité de l’original.
Voici donc« Lettre à Hervé ».

L’avis de Tomie :

Je tiens à remercier non seulement Babelio mais surtout l’auteur lui-même, Eric Sagan, pour l’envoi de ce livre auto-édité.

Ce livre est en réalité une lettre destinée à un certain Hervé, l’homme dont le narrateur est amoureux. Nous ne savons pas grand chose de lui si ce n’est qu’il est tombé sur un cahier qu’il n’aurait pas dû voir. Son propriétaire (l’auteur de ce livre) entreprend alors de lui écrire une lettre afin de lui expliquer le contenu de ce cahier, et surtout pour lui permettre de comprendre. Nous y retrouvons donc un récit de la vie de l’auteur, jusqu’à ses vingt-quatre ans. Nous apprenons à connaître sa famille, à commencer par ce père qu’il respecte tout autant qu’il craint, et par cette mère dépeinte comme repliée sur elle-même, presque transparente. Un frère est mentionné, mais ne revient pas par la suite. Nous suivons Eric à travers ses premières années d’école, ces camarades auxquels il ne parvient pas à s’intégrer, sa maladresse avec les autres de son âge mais aussi avec ses propres parents dont il ne sait pas comment accepter la tendresse et encore moins la rendre. Nous suivons le narrateur à travers ses années collège puis lycée, assistons à ses premiers émois provoqués par une fille mais aussi ceux causés par un garçon. Il y a ses peurs, son aversion pour le sport, ses tentatives, ses espoirs, presque son désespoir en un certain sens, surtout lorsqu’il est question de Michel. Parallèlement il y a sa découverte de l’univers informatique qui finalement lui semble plus accueillant que celui des humains, mais aussi les premiers dessins animés japonais qui l’ont fait pleurer. Cette lettre retrace dans les grandes lignes les débuts de la vie de l’auteur jusqu’à Michel et les évènements qu’ils ont vécu ensemble.

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Les Onze Mille Verges ou Les Amours d’un Hospodar

Les onze mille verges

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Auteur: Guillaume Apollinaire
Editeur: J’ai Lu
Date de Sortie: 1907
Nombres de Pages: 127
Format: Poche
ISBN: 978-2290305959
Statut: Tome unique

Mony Vibescu en la saisissant avait passé les mains sous son gros cul qui semblait un beau melon qui aurait poussé au soleil de minuit, tant il était blanc et plein. Chacune de ses fesses semblait avoir été taillée dans un bloc de carrare sans défaut et les cuisses qui descendaient en dessous étaient rondes comme les colonnes d’un temple grec.

Synopsis:

Guillaume Apollinaire relate l’histoire fictive du prince roumain Mony Vibescu, dans un périple qui le mène de Bucarest à Paris, puis dans l’Europe entière et finalement à Port-Arthur (en Chine), où il meurt flagellé par un corps d’armée, accomplissant ainsi sa destinée pour avoir failli à un serment :
« Si je vous tenais dans un lit, vingt fois de suite je vous prouverais ma passion. Que les onze mille vierges ou même les onze mille verges me châtient si je mens ! ». Les pérégrinations du héros sont ponctuées de scènes notablement crues, où Apollinaire explore toutes les facettes de la sexualité avec une volonté évidente d’éclectisme : sadisme alterne avec masochisme, ondinisme et scatophilie avec vampirisme, pédophilie avec gérontophilie et nécrophilie, onanisme avec sexualité de groupe, saphisme avec pédérastie, etc. L’écriture est alerte, l’humour — noir au besoin — constamment présent, et l’ensemble du roman dégage une impression de « joie infernale » qui trouve son apothéose dans la scène finale.

L’avis de Kero:

Les onze mille verges ou les amours d’un Hospodar n’est pas un roman érotique mais plutôt pornographique dans un style exagéré et humoristique. Alors là je dois vous dire que Guillaume Apollinaire signe un livre décapant et scandaleux pour son époque où il y mêle charme et horreur. A travers les aventures de Mony Vibescu, Apollinaire dépeint les mœurs de son époque, ce livre est une satire sociale et politique. Guillaume Apollinaire racontes des scènes très scabreuses et licencieuses avec des situations sont très amusantes. Tous les faits historiques évoqués sont tous réels, même si pour moi cela reste obscur car je ne connais rien au conflit russo-japonais du début du XXème siècle.

Les onze mille verges est un court roman et contrairement à beaucoup qui l’ont lu et fustigé, moi je l’ai trouvé très drôle, il ne faut pas le prendre au 1er degré, c’est juste de l’humour noir. Et cela se trouve confirmé dans le titre « les onze mile verges » qui fait référence au fouet pour masochiste et non au pénis.

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