Un long Halloween

Un long halloweenAvatar Tomie (fond violet)

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Scénario : Jeph Loeb
Dessinateur : Tim Sale
Editeur : Urban Comics
Date de sortie : 06/01/2013
Nombre de pages : 416
Format : Intégral
ISBN : 978-2365771788
Statut : Tome 1

« J’ai promis à mes parents que je débarrasserai la ville du mal qui les a emportés. Peu importe l’aspect de ce mal. Je crois qu’un jour je réaliserai cette promesse. »

Synopsis :

Quelques mois après sa première victoire contre l’empire du crime qui phagocyte. La cité de Gotham, le vigilant Batman enquête sur une série de meurtres perpétrés uniquement lors des fêtes. Travaillant en parallèle avec le jeune procureur Harvey Dent et le Lieutenant James Gordon, le Chevalier Noir engage une course contre ce calendrier morbide qui égrène chaque mois une victime supplémentaire. Une quête dont la conclusion pourrait bien sonner la chute du plus grand espoir de Gotham, et la naissance de l’un de ses pires monstres de foire …

L’avis de Tomie :

Pour pouvoir pleinement apprécier cette histoire et mieux comprendre la famille Falcone, il est conseillé (mais pas indispensable) d’avoir précédemment lu Batman Année Un, même si le scénariste et l’auteur ne sont pas les mêmes.

L’histoire commence dans les premières années de Batman. La chauve-souris est présente depuis suffisamment longtemps pour s’être liée avec certains membres des forces de police mais notre héros est encore tout jeune et commet donc des erreurs. L’arrivée de Batman a eu pour effet de remettre en cause le contrôle qu’exerce la famille Falcone sur la police, les politiciens et la pègre, mais elle ne compte pas se laisser faire et renoncer si facilement à ses trafics en tout genre, allant même jusqu’à faire appel à des criminels dit « fêlés » comme Poison Yvy, L’Epouvantail, le Maître des Enigmes ou encore le Chapelier fou. Pour tenter de mettre fin à ce véritable empire du crime qu’a créé Carmine Falcone, Batman s’associe à Harvey Dent, un jeune procureur qui ne jure que par la justice, et James Gordon, le seul inspecteur de police en qui notre héros ai confiance.

A ce combat s’ajoute également l’apparition d’un tueur en série surnommé Holiday parce qu’il ne tue que les jours de fêtes (Halloween, Thanksgiving, Noël, …), soit environs une fois par mois, et qui ne semble viser que les familles mafieuses, attisant les rivalités entre elles. L’identité de ce meurtrier deviendra la question principale de cette histoire, aussi bien pour le héros que pour les autres personnages. Ainsi dans sa logique empreinte de folie, le Joker est prêt à tuer des innocents simplement parce qu’il y a une infime possibilité que Holiday se trouve parmi eux, donc que le calme (relatif évidement puisque l’on parle de Gotham City) revienne.

N’oublions pas non plus Catwoman qui, indirectement ou non, vient en aide plusieurs fois à Batman. Sa présence se fait par petites touches, comme si l’auteur ne voulait pas qu’on l’oublie. Je n’avais initialement pas compris le véritable intérêt de sa présence mais avec le recul et surtout en lisant la suite directe de cette histoire, Amère victoire, tout s’éclaire. Un personnage à ne surtout pas négliger.

Ma seule micro déception concerne le personnage d’Harvey Dent parce que je n’adhère tout simplement pas au scénario qu’a choisi Jeph Loeb pour le faire basculer de l’autre côté. Ou peut-être que je suis simplement trop habituée à ce que cet évènement se passe différemment, comme dans les autres comics.

Graphiquement parlant, Un Long Halloween risque de ne pas plaire à tout le monde. Il ne faut pas oublier que cette saga date initialement des années 90, les attentes étaient considérablement différentes de celles d’aujourd’hui. Mais plutôt que d’y voir un handicape, je préfère y voir un avantage : le dessin s’adapte parfaitement à la décennie dans laquelle se déroule l’histoire, ce qui nous permet de la vivre encore mieux, nous plongeant dans une ambiance de vieux films mafieux et de gangsters old school. Avec peu de coups de crayon, Tim Sale nous présente tout un panel de personnages (et Merlin sait qu’ils sont nombreux dans cette histoire !) tous savamment pensés et identifiables. Plus appréciable encore, les personnages sont sublimés par les scènes d’ombrage et les décors résolument sombres de ce récit. Certaines doubles pages (notamment celle où tous les « fêlés » sont présents dans le bureau de Falcone) vous resteront un moment en mémoire.

Un long halloween (2)

L’histoire est prenante, on ne compte plus le nombre de rebondissements auxquels on ne se serait pas attendu. Il y a la découverte de la véritable identité de Holiday bien sûr, mais il y a aussi les doutes et les remises en question de Batman (existe-t-il à cause de tous ces criminels ou les criminels viennent-ils à Gotham à cause de lui ?), Harvey Dent qui ne croit plus en la justice et qui est au bord de la rupture jusqu’à atteindre finalement le point de non-retour, James Gordon qui tente de concilier sa vie de famille et sa volonté d’une ville plus sûre, Bruce Wayne accusé d’être de mèche avec la mafia, … On pourrait reprocher à Jeph Loeb une enquête un peu simpliste, un peu trop faiblement traitée, et qui pourtant donne l’impression que notre héros qui n’est finalement pas un si grand détective (puisque l’histoire se déroule sur plus d’un an) et en même temps il fallait bien ça pour permettre de faire interagir et évoluer tant de personnages.

Quoi qu’il en soit on se prend au jeu avec plaisir, on cherche qui est Holiday, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’on n’aurait définitivement jamais pensé à cette possibilité !

Note : 9/10

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